Un périmètre d’analyse complet
Les bilans des gaz à effet de serre prennent en compte les sites de Monthey et Villeneuve ainsi que l’extension du réseau de chauffage à distance. Les résultats de cette étude constituent une base solide pour éclairer les décisions de l’entreprise en matière de stratégie énergétique et climatique, en identifiant à la fois les principaux postes d’émissions et les bénéfices liés à la valorisation des déchets.
Comme le montre le graphique ci-dessous, l’incinération sur le site de Monthey pèse inévitablement sur le bilan carbone global, principalement en raison des volumes importants et de la nature même des déchets incinérés, souvent riches en matières fossiles, génératrices d’émissions lors de la combustion. Toutefois, les quantités d’énergie produites ainsi que la valorisation des métaux contenus dans les mâchefers permettent de compenser en grande partie cet impact et de réduire de manière substantielle l’empreinte environnementale nette du procédé. Le bilan global des émissions CO2 est ainsi déjà très proche du zéro net en tenant compte des diverses valorisations. Une partie des certificats CO₂ est commercialisée
Graphique : Émissions réelles et émissions évitées Satom Monthey 2024 (t CO2e)

La méthanisation présente quant à elle un bilan carbone plus faible par tonne de déchets traités. Grâce à la production de compost et de digestat, utilisés comme engrais en substitution des fertilisants chimiques, ainsi qu’à l’énergie générée, le site de Villeneuve affiche un bilan global négatif. Autrement dit, il contribue au stockage du carbone. C’est ce qu’illustre le second graphique.
Graphique : Émissions réelles et émissions évitées Satom Villeneuve 2024 (t CO2e)

Ces deux bilans ont par ailleurs vocation à s’améliorer encore à l’avenir. Sur le site de Monthey, l’extension du chauffage à distance (CAD) permettra de valoriser une part plus importante des rejets thermiques de l’usine, en les redistribuant sous forme d’énergie utile plutôt qu’en les dissipant. Sur le site de Villeneuve, l’introduction de l’unité de purification du biogaz (Satogaz) à fin 2025, soit après l’étude dont il est fait référence ici, engendre déjà une amélioration du bilan environnemental. En effet, le biométhane produit permet de substituer directement du gaz fossile, réduisant encore les émissions globales de CO₂.
Le chauffage à distance, un levier performant
L’analyse consacrée au chauffage à distance apporte un éclairage particulièrement révélateur. Lorsque ce réseau sera entièrement déployé sur le Chablais, son empreinte carbone amortie sur le temps est estimée à moins de 10 grammes de CO₂e par kilowattheure livré, ce qui est très faible en comparaison avec les systèmes de chauffage reposant sur des combustibles fossiles – 25 à 35 fois inférieur (voir graphique). Les impacts liés à la construction des infrastructures représentent une part minime du bilan global. L’impact principal provient des chaudières de secours, qui ne couvrent que 2 % de la consommation énergétique.
Graphique : Empreinte carbone des différents moyens de chauffage (à titre indicatif)

L’importance des émissions évitées
L’un des enseignements majeurs de cette étude réside dans l’importance des émissions évitées grâce aux activités de valorisation.
Ce travail confirme donc la stratégie de valorisation de Satom, fondée sur la transformation des déchets en de multiples ressources. Autant de leviers qui permettront à l’entreprise de renforcer, avec cohérence et efficacité, son engagement en faveur d’un impact environnemental maîtrisé.


